La cour haute : lieu de résidence

Le château haut abritait les logis seigneuriaux, la chapelle, les réserves (caves, silo), la citerne, le four à pain …

Les logis seigneuriaux étaient adossés à la courtine Nord sur toute sa longueur. On distingue encore deux pièces dans ces logis, sans doute la « salle » et la « chambre ». Ces dispositions, datant du Xlllème siècle ont subi quelques remaniements de confort au XVIème siècle, en particulier par l’ouverture de grandes fenêtres dans le mur nord des logis, murées ultérieurement.
La chapelle – située au rez de chaussée de la tour ronde Nord-Est – jouxtait les logis et n’était accessible que par le seigneur et ses proches.

Les communs, notamment la cuisine, étaient adossés à la courtine ouest. Seule pièce dallée du château mise au jour, la cuisine disposait d’une cheminée monumentale reposant sur quatre colonne de pierre.

Elle disposait également d’un four à pain. Ce four a été muré, sans doute au moment où le château était était partiellement en ruine ; un nouveau four a été alors construit dans les logis seigneuriaux, avec des pierres de remplois, preuve que ce second four a été construit tardivement.

Il ne semble pas que des bâtiments importants aient doublés les deux courtines Est et Sud.

Une galerie couverte courait le long des logis, des communs, et probablement aussi le long des deux courtines dépourvues de bâtiments.

Au centre du carré défini par cette galerie se trouvait la cour haute.

Une citerne y est aménagée. Elle était alimentée par une source (encore présente) et un dispositif permettant de recueillir les eaux de pluie ruisselant sur les toits convergeant vers le centre de la cour. Avant d’arriver dans la citerne, les eaux collectées passait par un citernon de décantation. Notons également que la citerne disposait d’un trop-plein se déversant dans la basse-cour.

 

Notons qu’une cave était aménagée sous une partie des logis. Un escalier droit, situé au milieu de la façade des logis, permettait d’y descendre les barriques et autres denrées. Les salles basses des tours servaient également de réserve. Celle de la Tour du Diable communiquait avec les caves du logis ; celle de la tour du Belvédère était un silo ; on accédait à celle de la tour de la Chapelle par un escalier droit en pierre dissimulé par une trappe dans les logis.

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